dimanche 22 décembre 2013

Contes Urbains au théâtre La Licorne

  Cette semaine, je suis retournée au théâtre La Licorne assister à une pièce traditionnelle du temps des fêtes, « Contes Urbains ». Je ne savais plus ou moins à quoi m’attendre.
 Dès que le spectacle a commencé, j’ai tout de suite été chavirée par le piano, l’orgue et le tambour qui résonnaient dans la pénombre.


   Six contes. De six auteurs différents. Leur point commun : ces textes parlent tous de la ville, des Fêtes et de la vie en général.

   Le premier s’intitule « Madame Renard », écrit par Julie-Anne Ranger-Beauregard. Malgré la sensibilité de la comédienne Rachel Graton et les belles images qu’évoque ce conte, je m’en suis lassée vers la fin. L’histoire, racontant les légendes animalières, ne m’accrochait simplement plus.

   J’ai adoré le contraste entre le premier et le deuxième conte, « Saucisse Bacon » de Martin Bellemare. Hubert Proulx était déjà là, sur le mince passage séparant les deux gradins, apparu comme par magie. Il avait un conte à nous raconter, pourtant, l’explication des événements qui venaient tout juste de se produire en a fait une autre histoire. Un concept de Martin Bellemare que j’ai adoré. Nous plongeant dans une nostalgie paternelle, ce texte, souvent teinté d’humour, a été l’un de mes contes préférés de la soirée.

   Le prochain conte a probablement été mon favori des six. Écrit par Rébecca Deraspe, « Votre crucifixion » racontait l’histoire de Marie (et de son petit Jésus) qui incarnait parfaitement la mère québécoise. Catherine Trudeau, dans un jeu tout à fait hilarant, nous livrait un texte aux dimensions exagérées mais aux sujets souvent révélateurs. La culpabilité parentale, le jugement de ceux qui « savent », le comportement des enfants ont été les sujets d'un récit très brillant et très drôle.

   Après l’entracte, nous sommes repartis en flèche avec le texte d’Olivier Sylvestre et le comédien Hubert Lemire. Il nous raconte l’histoire de son colocataire gai, vivant une peine d’amour complètement inattendu. Un conte rythmé, touchant, rigolo par moments, avec une fragile vérité et un lien fort avec la réalité. Pas étonnant que ce soit le récit que j’ai préféré… (avec le conte précédent, bien sûr!)

   Le quatrième conte, « Ruby pleine de marde », a été selon moi beaucoup plus divertissant qu’évocateur. Il raconte l’histoire de deux individus qui se retrouvent coincés ensemble, dans un party d’une famille arriérée : une petite Ruby détestable et un jeune homme qui se fait passer pour le colocataire de son amoureux. Un texte de Sébastien David, une interprétation amusante de Mathieu Gosselin.

   J’aurais voulu être plus au courant de l’actualité pour saisir tous les messages percutants et révélateurs de la réalité qui passent dans le dernier conte du spectacle : «Ce qui dépasse » d’Annick Lefebvre. Même si je ne comprenais pas tout, ça a été le texte qui m’a le plus touché. On porte une grande réflexion sur l’individualisme en fin 2013, on insiste sur l’importance de se rappeler de Nous, et on se remémore les moments forts vécus dernièrement. Le texte m’est arrivé droit au cœur lorsque Marie-Ève Milot a énuméré les 47 morts survenus lors de la tragédie du déraillement de chemin de fer du Lac Mégantic. Lorsque son décompte de fin d’année a été achevé, elle a levé son verre de champagne haut dans les airs puis nous a souhaité une bonne année.
   Ça, c’est ce que j’appelle : terminer en beauté.


   J’ai été agréablement surprise par les « Contes Urbains ». L’humour, les moments touchants et la possibilité de porter une réflexion sur la réalité me feront certainement retourner prochainement au théâtre La Licorne. 

Petite sortie sur le plateau Mont-Royal...


   Vendredi le 13 décembre, dans le cadre du cours de littérature, je suis allée visiter, telle une touriste, les librairies sur le plateau Mont-Royal. Malgré le froid glacial, c’était tout de même intéressant de se promener d’une librairie à l’autre. Je n’avais jamais fait ça.

   Malgré le fait que je sois habituée à me promener dans des bibliothèques, j’ai trouvé que l’environnement des librairies était complètement différent. Il y avait plus de confort, et surtout plus d’intimité. C’était agréable… seulement lorsqu’il n’y avait pas d’attroupements d’élèves dans une même librairie. Je ne parvenais plus à chercher adéquatement puisqu’il y avait trop de bruit…

   Pourtant, c’est dans L’Échange, où tous étaient rassemblés, que j’ai fait mon choix de livre pour un éventuel compte-rendu du cours : « Breakfast at Tiffany’s » de Truman Capote. Je commence ma lecture dans le temps des fêtes. Je crois que je vais l’apprécier!

   Bonheur d’Occasion a été la librairie que j’ai préférée lors de ma sortie. Lorsque j’y suis entrée, il n’y avait personne, ou presque. C’était calme et agréable. Je suis restée peut-être une demi-heure à fouiner… dans la première section! J’ai été étonnée de constater que la librairie était plus grande que ce que je pensais… À l’arrière, il y avait des livres sur le cinéma, le théâtre, la musique! Encore plus loin, il y avait même une petite galerie… puis un magnifique piano droit en bois!

Voici à quoi ça ressemblait :

Petit ajout: Si c'était une sortie à refaire, ce ne serait pas quelque chose qui me dérangerait... 

lundi 9 décembre 2013

« Now, Diabolical » de Satyricon

Il y a quelques mois, je suis tombée sous le charme d’un album nommé « Now, Diabolical » J’ai beau écouter les autres albums du groupe, je suis incontestablement attardée sur celui-ci...
   Satyricon est un groupe de black métal norvégien qui a été fondé en 1991. Et à mon grand étonnement, j’ai découvert que Satyricon n’est composé que de deux membres : Satyr et Frost.


   Eh oui! Plusieurs s’étonnent que je sois autant amatrice de jazz que de black/death/trash métal! Je joue même de ces styles au piano. Bon.
   Pardonnez-moi, je m’emporte et dérive du sujet.

   Dès la première écoute, j’ai trouvé que « Now, Diabolical » était merveilleusement bien construit. Les chansons s’enchaînent très bien; je dirais même qu’il y a une certaine forme de progressivité tout au long de l’album. De ce fait, chaque fois que je l’écoute, c’est du début à la fin. (Un peu comme Pink Floyd, Genesis ou encore King Crimson… J’ai de la difficulté à arrêter le tout!)
   Ce qui me fascine tant de cet album, ce sont les mélodies. Bien sûr, elles sont plutôt accessibles pour le monde du black métal, mais rien ne les empêchent d’être excellentes et d’amener une belle gradation.
   Quant à la technique des instruments, irréprochable. Le sens du rythme, la fluidité, la rapidité… toute cette maîtrise renforcent la justesse des mélodies.
   Autre raison pourquoi cet album me plaît particulièrement : le tempo change à de nombreuses reprises. Tantôt il est brutal, tantôt il est plus calme.
   « The Rite of Our Cross », se trouvant en plein milieu de l’album, est, je pense, la chanson que je préfère. J’adore la douce mélodie du début, qui se transforme au bout d’un moment en son opposé. Vers la fin, ce rappel est toujours agréable aux oreilles.
   En second, il s’agit de « Delirium ». Simplement parce que la mélodie me fait chavirer.


   « Now, Diabolical », avant-dernier album de Satyricon, synthèse de leur carrière, est une œuvre que je continue d’écouter avec autant de passion. 

dimanche 1 décembre 2013

Beauté Éternelle

   Permettez-moi de présenter quelque chose dont je suis fière… Il s’agit de « Beauté éternelle », un numéro que j’ai conçu cet été pour Secondaire en Spectacle.
   Depuis plus d’un an, l’histoire d’Élizabeth Bathory, la comtesse sanglante, me passionne au plus haut point. (Je m’intéresse particulièrement aux phénomènes macabres… celui-ci étant le parfait exemple!) J’ai également résumé cette histoire afin de mettre le public dans le contexte et qu’il puisse mieux comprendre le numéro.
Voici ce résumé, qu’on aperçoit tout au long de la vidéo…

Élizabeth Bathory ( 15601614)
La Comtesse hongroise Élizabeth Bathory, qui se sentait de plus en plus vieille et laide, découvrit un jour que le sang sur sa peau la rajeunissait. C’est par cette découverte qu’elle devint l’une des meurtrières les plus sanguinaires de l’Histoire; elle fut directement responsable de la mort de plus de 650 jeunes filles.
Rien que des femmes. Pourquoi cela? Elle enviait leur beauté. Incontestablement homosexuelle, Élizabeth les fit pour la plupart venir au château en les entourloupant grâce à sa grande sensualité… Ses servantes y passèrent également…

   Cet été, en pleine nuit, j’ai eu ce flash. J’avais tout en tête. J’ai rapidement commencé à composer au piano. J’ai été très inspirée. Les onze pages de partitions n’ont donc pas pris trop de temps à écrire! Tout était assez clair déjà… c’était super! J’y illustrais de la séduction, énormément de torture/meurtres, et de la détresse psychologique.
      C’est ma bonne amie Sabrina qui, toute jolie et inoffensive, a incarné le fameux rôle d’Élizabeth Bathory. Et ouf, elle a bien réussi! Avec le faux sang qu’elle s’étend tout au long du numéro et l’autorité qu’elle exerce sur moi au piano, sa servante, j’avais vraiment peur. Particulièrement à la fin…
   À la rentrée, déjà on s’est mises à la danse… Puisque je ne peux avoir de talent dans tout, j’ai fait appel à la merveilleuse Mathilde qui, par chance, a chorégraphié toute la danse. Cette danse a rendu le tout encore plus percutant. On y voit, tout comme dans l’œuvre musicale, la même séduction, torture et détresse.
  
   Malheureusement, on ne peut pas voir grands détails dans la vidéo… les émotions dans notre visage y sont donc absents. Toutefois, on peut bien entendre la composition et voir la chorégraphie.

https://www.youtube.com/watch?v=2b9L0sTrNl4


   Je suis donc extrêmement fière de dire qu’en quatre années de participation à Secondaire en Spectacle (depuis secondaire deux), on m’annonce à la remise de prix une quatrième fois que c’est un rendez-vous pour la finale régionale!!
   Je suis contente que nous ayons gagnées, nous pourrons donc refaire « Beauté Éternelle » une seconde fois…! Moi qui aime tant concevoir des numéros… je suis servie! 

dimanche 24 novembre 2013

Mononome, un groupe peu connu...


 

   Dirigeons-nous vers un style un peu différent du jazz…
   Mononome est un excellent groupe que j’ai découvert il y a de cela quelques mois. Il est malheureusement assez méconnu… leur page Wikipédia n’existe même pas! Cela est plutôt dommage, car je ne pourrais dire exactement de quel style il s’agit…
   Toutefois, je peux affirmer que l’on entend une certaine base hip-hop à bas tempo dans la très grande majorité de leurs chansons. À travers leurs trois albums (Come Close, The Secret Melody et Dream Sequence) ainsi que leurs divers mix, on entend pour la plupart du temps des influences jazz et des influences électroniques.
   Dans leur chanson « Been in Between », on peut reconnaître la reprise de King Crimson « I talk to the Wind ». Le mix est assez bien réussi. Je trouve qu’il peut autant faire danser que servir de chanson de cocktail! (Enfin… toutes leurs chansons me donnent cette impression!)
   Pour ainsi dire, c’est parfait pour relaxer.

   Voici la première chanson de Mononome que j’ai écoutée… Elle reste ma préférée. J’ai hâte de voir ce que ça va donner dans un party!:)

Sinon, sur l’une des chansons de Mononome qui me plaît bien, « Leaving », j’ai découvert un vidéoclip très captivant.


   Je n’ai aucune information à savoir si Mononome donne des concerts. Je les imagine paradisiaques. Le rythme lent en continue, les mélodies entraînantes ainsi que la grande quantité de sons différents que l’on peut percevoir donnent de sacrés résultats…

jeudi 7 novembre 2013

Taurey Butler




Laissez-moi vous présenter un pianiste et compositeur de jazz de grand talent… Il s’agit de Taurey Butler, un musicien que j’ai eu l’honneur d’entendre improviser en avril dernier à la Maison du Jazz (House of Jazz) pour mon 16e anniversaire. Lorsque mon père m’a révélé qu’il jouait comme Oscar Peterson, mon idol en jazz, on a sauté sur l’occasion.
   Effectivement, il a le même style qu’Oscar Peterson : la rapidité des notes et la justesse (précision des notes d’atterrissage au moment EXACT) impressionnent de façon plutôt semblable. On peut même dire qu’il s’agit de son sosie… Ils se ressemblent énormément physiquement! Un peu plus et je me trouvais à écouter le grand maître du bebop!
   Il a sorti un album jusqu’à présent : « Taurey Butler ». Il me la même signé, ainsi que le contrebassiste Eric Lagacé et le drummeur Wali Muhammad… Taurey a ajouté qu’il espérait entendre mon CD un jour! (On sait jamais jamais ce qu’il va arriver…!) Et pour rendre la soirée encore plus merveilleuse, Taurey m’a dédié sa pièce « The Preacher » lors du spectacle à la Maison du Jazz. J’ai été assez comblée, bref!

 https://www.youtube.com/watch?v=HkwKoLvA6I4: Voici The Preacher, interprété ailleurs par contre...

   Ce que j’adore dans son CD, c’est qu’on sent énormément de profondeur et de puissance. Ses mélodies sont excellentes. Il y a eu du travail à ce niveau-là, ça s’entend! La première, Sunrise Sunset, me donne des frissons tellement c’est beau!

https://www.youtube.com/watch?v=E0T4L2YTiHI : Sunrise Sunset live à la Maison du Jazz

   Tout au long de l’écoute de « Taurey Butler », on découvre dans les improvisations une extraordinaire richesse et originalité qui nous fait apprécier son sens raffiné des harmonies et sa grande maitrise du piano.

   Je risque fortement de retourner le voir jouer… Il donne souvent des spectacles à la Maison du Jazz!

mardi 5 novembre 2013

Reverso, court métrage

 



Un film de Kimberly Honma / Clément Lauricella et Arthur Seguin

   Reverso est l'un de mes courts-métrage préférés, surtout parce qu'il s'agit d'une histoire particulière. Barney vit avec son père dans une petite maison de banlieue. Il essaye tant bien que mal de mener une vie normale, même si Barney est différent. Sa gravité est inversée...!
http://www.youtube.com/watch?v=DNW4HCY7qxM... un court-métrage de 7 minutes... ça en vaut la peine!
   J'ai adoré pouvoir constater les nombreuses adaptations complexes dues à son problème de gravité. Très souvent, la première écoute n'est pas suffisante pour comprendre toutes les subtilités du court-métrage. Il y a énormément de détails visuels. C'est un aspect que j'ai également apprécié : les dessins sont très bien réalisés.

   Accompagnée d’une belle mélodie au piano et au violon, la fin est plus qu'excellente. Des larmes (de tristesse et de joie) me viennent à chaque fois. 

vendredi 25 octobre 2013

Vincent Dionne et Brubeck en tête





   En tant que grande amatrice de musique jazz (et pianiste improvisatrice en devenir…), je suis allée avec le plus grand enthousiasme assister à un spectacle rendant hommage à Dave Brubeck jeudi le 17 octobre. Quelques semaines plus tôt, en regardant la programmation des spectacles de la Maison de la Culture, j’ai été comblée de constater que le groupe de Vincent Dionne interprèterait des pièces de mon album jazz préféré par excellence : Time Out. Un album qui, paru en 1959, a marqué l’histoire du jazz un peu comme Miles Davis l’a fait avec son « Kind of Blue ».
   J’y suis donc allée avec mon père, ma tante et mon oncle. Et, aucunement surprise, je réalise que je suis bel et bien la SEULE jeune du public… Qui donc, à 16 ans, va écouter autant que moi du jazz?! Pas la majorité en tout cas…
   J’étais peut-être la plus jeune dans la salle… mais j’étais sans contester celle qui « vivait » le plus le rythme! Quand je regardais autour de moi, hormis mon père et ma tante, rares étaient ceux qui hochaient de la tête et qui frappaient sur le tempo… Comment faisaient-ils?
   Leur prestation s’est avérée être très impressionnante… et même émouvante! Elle impressionnait par le talent des quatre musiciens qui se tenaient à trois ou quatre mètres devant nous. Puis elle est devenue assez émouvante lors de la ballade «  Koto Song » due à la mélodie d’un instrument japonais, un erhu (la violoniste avait changé d’instrument pour cette ballade). C’était une très belle interprétation!
   Par ailleurs, le pianiste du quartet nous a révélé, alors qu’on discutait avec lui après le spectacle, qu’il a fait ses études en musique à Saint-Laurent… Tiens donc! C’est justement où je pense aller… ;)

   Et bien sûr, pour la finale, l’incontournable standard jazz qui plaît à tous : Take Five. Encore une fois, un thème magnifiquement bien interprété! 

http://www.youtube.com/watch?v=8V-mxl17LdY : Un aperçu pour les curieux


http://www.youtube.com/watch?v=SVbClJ_rpoY: Blue rondo pour les ENCORE plus curieux!!

mercredi 9 octobre 2013

Appréciation du film « La vie d’Adèle »

  
*** Écrit, produit et réalisé par Abdellatif Kechiche, ce film sorti en 2013 a gagné la palme d'or au festival de Cannes.



   J’ai eu la chance de recevoir généreusement un laissez-passer double pour l’avant-première du film « La vie d’Adèle ». Lundi le 7 octobre à 19h, je me trouvais donc au pavillon J.- A. De sève au Cepsum de l’Université de Montréal. À mon arrivée, je constatais toutes ces robes chics, ces talons, ces habits… j’avais l’impression de me retrouver dans un gala! Bref, je suis rentrée dans la salle pour le visionnement.
   Un résumé pour se plonger dans l’histoire: "Âgée de quinze ans, Adèle est convaincue qu'une fille doit rencontrer des garçons et rêve du grand amour. Elle pense l'avoir trouvé en la personne de Thomas, un jeune homme mystérieux, mais sympathique. Elle rencontre le même jour Emma, une jeune femme aux cheveux bleus, et cette rencontre bouleverse totalement sa vie. Emma hante chaque nuit ses rêves et ses désirs les plus intimes. Adèle tente d'ignorer ses sentiments et essaye de se livrer à Thomas, mais elle réalise qu'elle a une attirance pour les filles. Adèle découvre le désir et s'affirme en tant que femme et en tant qu'adulte."
   Le long métrage m’a énormément plu! Je dirais que les 175 minutes n’ont presque pas parues. Ce qui est intéressant avec les longs films, c’est qu’on suit davantage les personnages et qu’on peut s’y attacher encore plus!
   Ce que j’ai préféré était le fait que le film se voulait le plus réaliste possible. Les gros plans d’Adèle mangeant du spaghetti la bouche un peu ouverte… ou encore pleurant avec de la morve lui coulant au nez n’étaient pas rares. Pourtant, ce n’était qu’approprié. J’appréciais de pouvoir distinguer les défauts des personnages (surtout ceux d’Adèle, bien sûr!). En effet, je déteste les films américanisés lorsqu’il est question d’histoire d’amour. 
   J’ai été étonnamment surprise de constater qu’il n’y avait pas tant de musique de fond tout au long du métrage… Toutefois, il s’agit d’une très bonne chose en soi! La musique n’aurait été que superflue. Les bruits de fonds des pas, du vent dans les arbres ou de la vaisselle étaient satisfaisants. Également, les silences dans les scènes plus intimes étaient on ne peut plus efficaces. Je pourrais même affirmer que les quelques chansons de la bande sonore s’avéraient à être de très bons choix!
   En ce qui est du jeu des acteurs, c’était remarquable. Les subtilités des personnalités que les actrices principales devaient jouer n’ont pas dû être tâche facile…
   Niveau plans de coupe, c’est difficile à dire, puisque je n’ai pas pris cela en considération lors de mon visionnement… Je pourrais dire que nous n’avons pas à nous attendre à des plans à la Xavier Dolan dans ce cas…
   Bref, à sa sortie, si vous étiez intéressés par le résumé de l’histoire, je vous conseille fortement d’aller le voir, vous ne perdrez pas votre temps!

Petit ajout : Évidemment, il s’agit d’un film contenant beaucoup de NUDITÉ… alors pour les moins de 16 ans… tuh tuh… allez écouter Twilight! ;) 

lundi 30 septembre 2013

La trilogie "Fifty Shades", un nouveau style de best-seller



   L’an passé, les trois livres les plus vendus aux États-Unis étaient «Cinquante nuances de Grey », « Cinquante nuances plus sombres » et « Cinquante nuances plus claires ». Eux trois forment la trilogie « Fifty Shades » dont le lectorat connaît aujourd’hui. Son auteur, E. L. James, s’est tout d’abord inspiré de la grande histoire d’amour entre Edward et Bella dans la saga Twilight. Elle en a modifié l’histoire, ajoutant un aspect bien plus osé, ce qui donne « Fifty Shades ». Car oui, en effet, il s’agit bel et bien de romans pornographiques à saveur sadomasochiste. Plusieurs commencent la lecture sans savoir dans quel genre ils s’embarquent…
   Cette saga raconte l’histoire d’une jeune et timide étudiante, Anastasia Steele, qui décide de venir en aide à sa meilleure amie en allant interviewer un P.D.G d’entreprise à sa place. Elle fait donc la rencontre de ce sublime millionnaire, au doux nom de Christian Grey, possédant un appétit sexuel irréfutable. Celui-ci est également pris d’un désir de dominer au boulot comme dans la chambre à coucher… Submergée par ses sentiments, la mademoiselle n’a d’autres choix que de suivre les volontés du monsieur… Elle accepte donc de se soumettre à cet homme ténébreux… mais jusqu’à quel point?
   Selon les observateurs américains, « Fifty Shades » présente un nouvel aspect dans la littérature érotique. Donnerait-on une chance au style qui aurait été trop longtemps ghettoïsé? On pourrait même dire que ce best-seller représente une certaine « révolution ». Au départ destinés aux femmes au foyer, ces livres remportent au final un succès monstre auprès de toute la gent féminine. Il est curieux que la littérature érotique gagne énormément en popularité. Les romans Harlequin ne sont habituellement pas menés à un succès aussi florissant! Pourquoi est-ce le cas avec « Fifty Shades »? Plongeons-nous dans le récit un peu…

   Le contenu se révèle plutôt médiocre. Pourquoi? En premier lieu, l’histoire tourne en rond. Anastasia se demande sans cesse s'il vaut mieux pour elle de se défaire de l’emprise du « cinquante nuances » ou non. Dans le premier tome, le but du livre semble porter uniquement à savoir si la mademoiselle va finir par céder à ses avances. Les réflexions d’Anastasia ne sont que des longueurs qui deviennent lassantes. De plus, la seule menace existante du livre ne semble pas représenter un véritable danger… Elle devrait être davantage présente afin qu’on lui accorde de l’importance. On peut alors déduire que l’histoire est vide. En second lieu, la trilogie se révèle à être très « gentillette » et puritaine alors qu’on s’attendrait à davantage de déchirements, de crises…et de souffrance! En effet, l’héroïne est terrifiée à l’idée de fessées, troublée face à un martinet… Bref, elle est perplexe sur tout et n’importe quoi. Au final, on pourrait dire d’elle une pauvre petite fille coincée par la vie. Cependant, tout est bien qui finit bien, dirait-on! Pour un genre sadomasochiste, « Fifty Shades » aura plus ou moins réussi son coup… On pense découvrir de nouveaux horizons, toutefois il n’en est rien.
   Niveau forme, c’est, par le fait même, loin d’être meilleur que le contenu. E. L. James s’est autoédité, puis n’a pas voulu bénéficier de relectures lors de son arrivée dans une maison d’édition. Voilà la raison des fautes littéraires qu’on y retrouve.
   La première : il y a énormément de répétitions. Anastasia rougit deux fois par page et se mord les lèvres tous les trois paragraphes. De plus, le mot « jouir » devient complètement banal à force d’en abuser…
   Le vocabulaire représente une autre faute majeure. Il est pauvre. Le niveau de complexité de l’écriture ne correspond pas à une littérature érotique. Il est très léger, voire enfantin. Quelle ironie de croire que c’est une écriture pour adultes!
   La troisième faute est en lien avec le rythme du récit. Il y a énormément de longueurs. Plusieurs passages traînent.
   Les livres de la saga ne sont donc pas si extraordinaires. L’auteure le dit elle-même : «Je suis impressionnée » en ajoutant que ses œuvres n’ont rien de révolutionnaire et qu’ils ne sont pas si bien écrits. Pour de la littérature érotique sadomasochiste, on pourrait faire mieux. Alors difficile de comprendre ce succès planétaire…
  

 Petit ajout: Eh oui, "Fifty Shades" était bel et bien le sujet de ma critique littéraire pour la classe... Pourquoi pas?







Présentation de mon 2e roman: "Love Identity"







Petite pause de critique ; je décide d’insérer deux extraits de mon roman écrit en secondaire deux, Love Identity. Je n’ai pas fait assez de démarches afin qu’il soit édité, mais j’ai pu avoir de bons commentaires de deux maisons d’édition. Peut-être devrais-je relancer les démarches? Je ne sais pas.






   Avant les extraits, voici le résumé sur la 4e de couverture (oui, oui, j’ai des versions reliées!) :
Loic
Ou
Matis
Ou
Laurenz
Ou
Michael
Ou
Maxime
Ou
Antoine
Ou
les autres…?
Me réjouir ou m’énerver? Ça fait des mois que ça dure, je
ne sais plus quoi en penser, et où cela va me mener. Est-ce
que mon admirateur secret va finir par se dévoiler? Si oui,
c’est pour quand?

 Premier extrait :
« Assise dans une ruelle sombre, je ferme les yeux, je les ouvre. La lune se lève de plus en plus, moi j’angoisse de plus en plus. J’attends. Je referme les yeux, je les rouvre. Toujours pas là. Mon cœur bat à toute allure, j’ai peur. J’ai peur du moment qui arrivera. J’ai surtout peur qu'il n’arrive jamais. Le vent se lève et souffle dans mes cheveux. Il fait froid, je me serre contre mon manteau de printemps pas assez chaud. Je ferme les yeux, je les ouvre à peine quelques secondes plus tard. Soudain, je le vois. Au loin, au bout de la ruelle, une silhouette prend forme. Mon ventre se serre. Je ne sens plus mes jambes. Une goutte de sueur coule le long de mon front. La forme humaine s’avance tranquillement. Trop tranquillement. Je ferme les yeux, je les rouvre. J’essaie de me lever, sans y parvenir. Je suis immobilisée par le choc, par l’intensité de ce que mon cœur digère. J’émets un gloussement. Il se tient à plusieurs mètres de moi, mais je ne le vois pas tout à fait, à cause de la noirceur. Décidée, je m’efforce de me mettre debout à l’aide de mes mains. Mes doigts sont eux aussi gelés. Levée, enfin, je remarque que l’individu s’arrête. Avec tout ce que je peux sortir de ma gorge, en un soufflement, je lui dis : « T’es qui? » En guise de réponse, je ne perçois que de brefs murmures. Qu’est-ce qui se passe? Tout ça est totalement insensé! Je lui répète alors : « Mais t’es qui?! » Même réponse. Au même moment que je m’apprêtais à partir à toute enjambée dans sa direction, mon admirateur secret me donne un baiser soufflé et me cite le plus doux des bonnes nuits jamais entendu. »

Deuxième extrait :
« On enlève nos skis. Précision : Il enlève ses skis pendant que je patente par tous les moyens inimaginables de détacher les miens de mes bottes. En deux secondes et quart, les skis et ses bâtons dans les mains, il comprend ma difficulté et vient m’aider sur-le-champ. Michaël me relève debout en me prenant par les deux mains puis il plante la pointe du bâton de ski dans un trou pour me sortir de ce &*/!(&%$*)% de ski. Les deux pieds libres, je pousse un soupir et je m’exclame, les bras dans les airs : « Enfin!!! ». Je me retourne vers mon sauveur-potentiel-admirateur-secret et, plus fort que moi, je me jette dans ses bras en le remerciant sincèrement. Totalement incontrôlable. Il m’a aidée à sortir de mon emprise pendant la dernière piste, et maintenant il s’occupe encore de moi! En me détachant de lui, j’ajoute :
Une chance que t’es là!
   Il rit un peu, suivi de mon rire plus ou moins hystérique. Ensuite, je prends mon équipement dans mes mains et on va dans le chalet de location.
   À l’intérieur, on se place dans la file d’attente longue comme le bras, puis on attend.
   On attend.
   On attend.
   On attend.
   On attend. »

Petit ajout: Oui, oui, mon style a légèrement changé depuis secondaire deux... 
Deuxième ajout: La page couverture est un peu plus noire en réalité... De plus, c'est ma tante qui l'a conçue... :) 

dimanche 15 septembre 2013

« Après moi » de Christian Bégin au théâtre La Licorne

  
  Honnêtement, je ne fréquente pas le théâtre très souvent. Alors que je m’apprêtais à réaliser l’affiche d’ « Après moi » pour ma couverture de cartable d’art dramatique, j’ai décidé que j’irais voir cette pièce.

   C’est la première fois que je rentrais dans un théâtre aussi intime que celui de La Licorne. C’était donc fascinant de constater une salle contenant à peine 200 sièges! La disposition de la salle était hors du commun avec la scène au milieu et les deux gradins qui se faisaient face.
   Hormis la disposition de la salle, la scène m’a également interpellée. Trois lits reposaient sur la scène (ouh, petit jeu de mots!) entre lesquels un faisceau de lumière les séparait, donnant immédiatement l’impression de trois chambres. Bien sûr, l’effet était réussi puisqu’il s’agissait de trois chambres dans un motel. L’une où un vieux couple s’y était arrêté pour tenter de revivre leur passion d’auparavant; celle pour un père qui tentait désespérément de mettre fin à ses jours; la dernière qui mettait en scène une aventure d’un soir.
   Tout ceci résultait une bien belle pièce comique… et émouvante. Le jeu des acteurs est si fort (en plus de leur proximité qui devait aider) qu’il nous fait vivre toutes sortes d’émotions au fil de l’histoire.
   On parle ici d’un individualisme fort. Chacun vit pour ses propres volontés, chacun se comprend lui-même. Il y avait plusieurs quiproquos très amusants et/ou passionnants à regarder…
   « J’suis là!!! C’est maintenant que ça se passe!
       (…)
      J’suis LÀ! Je suis là!!!»
   Le jeu abordé d’une façon comique tout au long de la pièce puis devenant dramatique à la toute fin, «Après moi» nous fait réaliser l’importance de vivre le moment présent.

   Après avoir vu cette représentation plutôt marquante à mon égard, je considère que la prochaine fois, lorsqu’une pièce me tentera, je n’hésiterai pas à y assister!

Petit ajout : C’est toujours étrange de parler aux comédiens cinq minutes après une représentation dans laquelle ils interprètent un rôle dur comme fer!

samedi 7 septembre 2013

La fille des souterrains de Roslund & Hellstrom



   Recommandé par une bonne amie, je n’ai pas hésité à me plonger dans la lecture de ce roman-ci. Je ne lis pas tant de romans policiers; toutefois, « La fille des souterrains », livre que j’ai achevé il n’y a pas très longtemps, est loin d’être une déception. Il ne laisse pas indifférent, je peux le garantir.
   Avant d’en donner le résumé, je tiens à citer les premières lignes de la postface des auteurs : « Dans ce roman, tout ce qui est invraisemblable est vrai. Et tout ce qui est vraisemblable est fictif. »
   Rien de mieux que le résumé décrit sur la 4e de couverture…
«  Une plongée dans les entrailles peu reluisantes de Stockholm…
Le corps d’une femme lardé de coups de couteau est retrouvé dans les sous-sols d’un hôpital. Le même jour, quarante-trois enfants roumains sont abandonnés dans le centre-ville. Deux enquêtes s’ouvrent; la première est dirigée par le commissaire Ewert Grens, qui identifie la victime. Il s’agit de Liz Pedersen, divorcée qui élevait seule sa fille, Jannike, elle-même portée disparue depuis deux ans. Parallèlement, Mariana Hermansson s’aperçoit que d’autres enfants ont déjà été abandonnés dans des circonstances similaires à Rome, Francfort, Copenhague et Oslo. La piste de l’escroquerie à l’aide humanitaire semble privilégiée… Les découvertes que vont faire Mariana et Ewert changeront à jamais leur existence et leur vision de la société suédoise. »

   Au début, avec quatre situations en parallèle (dont trois analepses), peut s’avérer étourdissant, je l’admets. Par contre, au fil de la lecture, on se replace rapidement. Je considère que ce changement de situation comme tel montre une particulière efficacité au sein de ce récit; plusieurs événements se déroulent aux mêmes moments.
   D’une écriture se voulant non pressante, les mots s’avalent bien, puis le suspense reste très présent tout au long du roman.

   Certains passages font davantage « craindre » que d’autres. On explore la misère des jeunes dont certains se droguent, se prostituent, ou adviennent dans un état de psychose.
   Je pourrais affirmer qu’au bord d’un feu de camp, en soirée tardive, ça commence à faire affreusement peur.

   Bien sûr, je ne parlerai pas de la fin, très révélatrice. En deux mots, je la décrirais comme choquante et touchante.

   Petit ajout : J’aime particulièrement la couverture, illustrant bien la réalité décrite au fil du récit.
  

   Pour ceux et celles qui aiment le genre, je vous le suggère fortement.