S’il y a bien une chanson sur la mort qui me
fait encore vibrer aujourd’hui après de nombreuses années, c’est bien sûr « The Great Gig In the
Sky ».
Ce chef d’œuvre, composé par Pink Floyd et plus
précisément par Rick Wright, est parfois appelé « The Mortality
Sequence ». Il est également important de mentionner qu’il fait partie de
l’album « The Dark Side of the Moon ».
Le
groupe a demandé à une chanteuse, Clare Torry, de chanter en pensant à la mort
et à l’horreur. Quelle divine représentation! Bien que son chant ne comporte
aucune parole (c’est ce que Pink Floyd a voulu), elle nous livre toute la
tristesse du monde et exprime la détresse. Le titre de l’album semble prendre à
cet instant toute son importance…
Ce qui
m’impressionne le plus, c’est qu’il s’agit d’une improvisation vocale. Nous
voilà donc encore aujourd’hui à savourer toutes les nuances et les couleurs
qu’elle y a insérée! Ses crescendos et sa façon de maintenir les notes en
suspend sont extrêmement bien contrôlés.
Nous
retrouvons quelques paroles juste avant l’entrée de la chanteuse: « And I am not frightened of dying. Any time will do; I don't mind. Why should I be
frightened of dying? There's no reason for it—you've gotta go
sometime. »
Elles nous amènent à
nous plonger dans un univers. Dans le « Dark Side ».
Aux environs de 3
minutes 35, si nous tendons l’oreille, nous pouvons percevoir une voix de femme
disant : « I never said I was frightened of dying ». Elle insiste sur le message à envoyer.
Pourtant, (j’émets ici
qu’une hypothèse), il pourrait s’agir d’une contradiction si nous percevons l’interprétation
vocale comme quelqu’un qui a affreusement peur de la mort…
La beauté de « The
Great Gig In The Sky » se trouve dans la manière d’illustrer la mort et la
détresse par la voix, et non par les paroles. Bref, un chef d’œuvre que tous
doit absolument connaître!
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