vendredi 28 mars 2014

Lolita de Vladimir Nabokov

Je viens tout juste de terminer la lecture d’un roman absolument fantastique. Il s’agit de « Lolita », rédigé par l’écrivain russe Vladimir Nabokov, publié en 1955. Le roman est considéré comme un chef d’œuvre du 20e siècle. Bien qu’il ait provoqué énormément de scandale et de censure, « Lolita » est exceptionnel par sa manière d’aborder des sujets encore tabous aujourd’hui.
   Pourquoi des scandales? Quels sujets tabous? Le narrateur du récit est un homme quadragénaire, surnommé Humbert Humbert, qui est attiré par les fillettes d’environ douze ans. Tout au long de l’histoire, nous nous plongeons dans la tête de ce « nympholepte », ainsi se définit-il. (Les nymphettes étant les jeunes filles qui représentent un certain intérêt pour le narrateur). C’est ce qui m’a amené à lire le roman. C’est tout simplement fascinant.
  
    Aussi étrange que cela puisse paraître, j’ai trouvé très intéressant d’éprouver certains inconforts au fil de la lecture. J’explique. Nous retrouvons, bien évidemment, des scènes érotiques (subtiles mais tout de même présentes) qui exposent assurément un amour très pervers. De plus, j’ai été troublée de constater à quel point je me suis attachée au narrateur. Par exemple, alors que Lolita était au point de partir à son camp de vacances, celle-ci s’est empressée de faire une accolade à Humbert Humbert… Sur le coup, j’ai été très émue. Toutefois, je me rendais compte qu’en réalité, il s’agissait d’une fille de douze ans étreignant un homme de quarante ans… Le sentiment d’inconfort était présent à ce moment-là, entre autres.

   « Lolita » raconte d’abord et avant tout l’histoire d’un amour impossible. Raison pour laquelle j’ai pleuré à trois reprises… Eh oui, ce n’est pas pour rien que le roman est si long… Les 513 pages d’un format poche explique pourquoi l’on s’attache tant à ce Humbert Humbert… Nous parcourons l’histoire de sa passion amoureuse.

   Le style d’écriture de Nabokov, quant à elle, s’avère plutôt complexe. Son vocabulaire est extrêmement enrichi (sans toutefois nuire à la compréhension) puis la longueur est notable. C’est la raison pour laquelle j’ai dû sauter quelques lignes au passage… J’ai constaté qu’il y avait plusieurs longueurs. Cependant, je ne les considèrerais pas inutiles puisque cela permet, selon moi, d’avoir plus de temps pour s’attacher au personnage.  

   Je recommande fortement le roman « Lolita » à ceux qui semblent capables de l’« affronter » après avoir lu ceci.

   Pour ma part, je ne suis aucunement déçue de m’être rendue jusqu’à la fin. Je comprends maintenant mieux pourquoi ce livre a marqué la littérature moderne…




dimanche 23 mars 2014

Julius Corentin Acquefacques, prisonnier des rêves de Marc-Antoine Mathieu

   Allez, pourquoi ne pas découvrir un peu le monde de la bande-dessinée! Je suis donc allée à la bibliothèque y dénicher du Marc-Antoine Mathieu, puisque l’on m’en avait parlé tout récemment. La forme semblait très intéressante. (Raison pour laquelle je vais insérer une couple d’images.)

   Heureusement, les trois bandes-dessinées appartenant à la série Julius Corentin Acquefacques, prisonnier des rêves ne m’a aucunement déçue.


Tome 2 : La Qu…

 J’ai adoré le concept. Julius est confronté à des anomalies à travers le récit. Par exemple, dans la toute première planche, le personnage se retrouve en chute libre (due à une énorme explosion de lumière). Il aperçoit un peu plus loin son créateur, Marc-Antoine Mathieu, que l’on présente en photographie. Julius tombe dans sa tasse d’encre et se retrouve dans un autre monde. C’est dans cet univers qu’on lui attribue une mission. Mais quelle mission? Même lui ne le sait pas.

J’adore les planches où il y a peu d’actions. En voici des exemples :


Bien qu’il s’agisse d’une bande-dessinée divertissante, cela ne veut pas nécessairement dire qu’elle est destinée pour de jeunes lecteurs…

Tome 3 : Le processus

   Contrairement au 2e tome, il y avait moins d’ « espace libre » comme j’aime bien, toutefois, l’histoire était tellement captivante que cela ne m’a pas dérangé plus qu’il le fallait.
   Entièrement en noir et blanc, cette bande-dessinée est originale au niveau de la forme. D’abord, elle offre une planche en trois dimensions. Ce serait difficile à expliquer, mais le concept est génial. Ensuite, Julius se retrouve en face des planches de ses propres histoires, que voici :
 
Finalement, le concept en général me plaît beaucoup, puisqu’il s’agit d’une histoire qui se recommence sans fin.  



Tome 4 : Le début de la fin

Tout comme les deux autres bandes-dessinées, Julius est confronté à une anomalie. Cette fois-ci, il s’agit du monde à l’envers. On commence la lecture par « Le début de la fin », puis, à la moitié du livre, le personnage s’introduit dans un miroir qui le conduit ailleurs. Pour poursuivre la lecture, il faut retourner la BD et lire dans l’autre sens à partir de la 4e de couverture, s’intitulant : « La fin du début ». Le concept est très intéressant.
Cependant, l’histoire m’a un peu moins accrochée. J’ai trouvé qu’il y avait moins de profondeur par rapport aux deux précédentes.
Malgré tout, le graphisme restait excellent!


   Bref, je suis tombée sur une bonne série divertissante!
   Le tome 5, intitulé Le décalage, semble vraiment particulier au niveau de la forme également!


mardi 11 mars 2014

Bring Me The Horizon au Métropolis!


   Dès que j’ai su que Bring Me The Horizon donnait un spectacle à Montréal, j’ai tout de suite voulu y aller, puisque c’est un groupe que j’aimais particulièrement à 14 ans. Une semaine ou deux plus tard, j’ai eu la confirmation des parents et nous avons rapidement acheté les billets avant qu’il ne soit trop tard (BMTH étant un groupe très populaire dans le genre).
   En cette journée du 24 février, je ne tenais presque pas en place. Les cours ne finissaient plus; j’avais hâte. La cloche de la fin de la journée a fini par sonner, et mon amie et moi se sommes rendues le plus rapidement possible au Métropolis.
   Trois quarts d’heure au froid en file d’attente, ce n’était pas super. Cependant, ça a valu le coup, puisque nous étions très bien placées sur le parterre. Et comme de fait, la majorité des personnes assistant au spectacle étaient des jeunes dans la vingtaine, pas plus. (Bring Me The Horizon est un groupe de metalcore qui s’adresse généralement aux ados.) Méchant contraste du public de Cannibal Corpse, ça je peux le dire!
   Il y a eu trois groupes avant BMTH. La musique était très bonne (surtout Of Mice And Men), mais puisque je ne connaissais aucune chanson, je commençais à avoir hâte que mon groupe arrive sur scène. Vers 21h30, l’éclairage change de façon radicale et Oliver Sykes fait son entrée. Enfin!
   Ils ont joué plusieurs chansons de leur dernier album, Sempiternal. J’aurais aimé entendre davantage de Suicide Season ou encore Count Your Blessings… Mais au moins, ils ont joué Chelsea Smile, un de leur plus gros hit:

https://www.youtube.com/watch?v=j4XVbfDb-NI

   Au final, j’ai adoré ma soirée; le son était bon et fort et l’ambiance était envoûtante. Et malgré le fait que je me sois retrouvée plusieurs fois au centre des plus grandes secousses du public, je m’en suis sortie vivante!

   Je n’ai pas pu prendre de photos du spectacle, mais voici à quoi il ressemblait :
 

   Chanceuse comme je suis, je retourne voir un autre show de metal le 22 avril… Il s’agit de Behemoth, un excellent groupe dans le black metal que j’ai commencé à écouter cette année.

Voici à quoi cela ressemble (lééégèrement différent de Bring Me The Horizon..!) :