Je viens tout juste de terminer la lecture d’un
roman absolument fantastique. Il s’agit de « Lolita », rédigé par
l’écrivain russe Vladimir Nabokov, publié en 1955. Le roman est considéré comme
un chef d’œuvre du 20e siècle. Bien qu’il ait provoqué énormément de
scandale et de censure, « Lolita » est exceptionnel par sa manière
d’aborder des sujets encore tabous aujourd’hui.
Pourquoi
des scandales? Quels sujets tabous? Le narrateur du récit est un homme
quadragénaire, surnommé Humbert Humbert, qui est attiré par les fillettes
d’environ douze ans. Tout au long de l’histoire, nous nous plongeons dans la
tête de ce « nympholepte », ainsi se définit-il. (Les nymphettes
étant les jeunes filles qui représentent un certain intérêt pour le narrateur).
C’est ce qui m’a amené à lire le roman. C’est tout simplement fascinant.
Aussi étrange
que cela puisse paraître, j’ai trouvé très intéressant d’éprouver certains
inconforts au fil de la lecture. J’explique. Nous retrouvons, bien évidemment,
des scènes érotiques (subtiles mais tout de même présentes) qui exposent
assurément un amour très pervers. De plus, j’ai été troublée de constater à quel
point je me suis attachée au narrateur. Par exemple, alors que Lolita était au
point de partir à son camp de vacances, celle-ci s’est empressée de faire une
accolade à Humbert Humbert… Sur le coup, j’ai été très émue. Toutefois, je me
rendais compte qu’en réalité, il s’agissait d’une fille de douze ans étreignant
un homme de quarante ans… Le sentiment d’inconfort était présent à ce
moment-là, entre autres.
« Lolita »
raconte d’abord et avant tout l’histoire d’un amour impossible. Raison pour
laquelle j’ai pleuré à trois reprises… Eh oui, ce n’est pas pour rien que le
roman est si long… Les 513 pages d’un format poche explique pourquoi l’on
s’attache tant à ce Humbert Humbert… Nous parcourons l’histoire de sa passion
amoureuse.
Le style
d’écriture de Nabokov, quant à elle, s’avère plutôt complexe. Son vocabulaire
est extrêmement enrichi (sans toutefois nuire à la compréhension) puis la
longueur est notable. C’est la raison pour laquelle j’ai dû sauter quelques
lignes au passage… J’ai constaté qu’il y avait plusieurs longueurs. Cependant, je
ne les considèrerais pas inutiles puisque cela permet, selon moi, d’avoir plus
de temps pour s’attacher au personnage.
Je recommande fortement le roman « Lolita »
à ceux qui semblent capables de l’« affronter » après avoir lu ceci.
Pour ma
part, je ne suis aucunement déçue de m’être rendue jusqu’à la fin. Je comprends
maintenant mieux pourquoi ce livre a marqué la littérature moderne…
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