vendredi 25 octobre 2013

Vincent Dionne et Brubeck en tête





   En tant que grande amatrice de musique jazz (et pianiste improvisatrice en devenir…), je suis allée avec le plus grand enthousiasme assister à un spectacle rendant hommage à Dave Brubeck jeudi le 17 octobre. Quelques semaines plus tôt, en regardant la programmation des spectacles de la Maison de la Culture, j’ai été comblée de constater que le groupe de Vincent Dionne interprèterait des pièces de mon album jazz préféré par excellence : Time Out. Un album qui, paru en 1959, a marqué l’histoire du jazz un peu comme Miles Davis l’a fait avec son « Kind of Blue ».
   J’y suis donc allée avec mon père, ma tante et mon oncle. Et, aucunement surprise, je réalise que je suis bel et bien la SEULE jeune du public… Qui donc, à 16 ans, va écouter autant que moi du jazz?! Pas la majorité en tout cas…
   J’étais peut-être la plus jeune dans la salle… mais j’étais sans contester celle qui « vivait » le plus le rythme! Quand je regardais autour de moi, hormis mon père et ma tante, rares étaient ceux qui hochaient de la tête et qui frappaient sur le tempo… Comment faisaient-ils?
   Leur prestation s’est avérée être très impressionnante… et même émouvante! Elle impressionnait par le talent des quatre musiciens qui se tenaient à trois ou quatre mètres devant nous. Puis elle est devenue assez émouvante lors de la ballade «  Koto Song » due à la mélodie d’un instrument japonais, un erhu (la violoniste avait changé d’instrument pour cette ballade). C’était une très belle interprétation!
   Par ailleurs, le pianiste du quartet nous a révélé, alors qu’on discutait avec lui après le spectacle, qu’il a fait ses études en musique à Saint-Laurent… Tiens donc! C’est justement où je pense aller… ;)

   Et bien sûr, pour la finale, l’incontournable standard jazz qui plaît à tous : Take Five. Encore une fois, un thème magnifiquement bien interprété! 

http://www.youtube.com/watch?v=8V-mxl17LdY : Un aperçu pour les curieux


http://www.youtube.com/watch?v=SVbClJ_rpoY: Blue rondo pour les ENCORE plus curieux!!

mercredi 9 octobre 2013

Appréciation du film « La vie d’Adèle »

  
*** Écrit, produit et réalisé par Abdellatif Kechiche, ce film sorti en 2013 a gagné la palme d'or au festival de Cannes.



   J’ai eu la chance de recevoir généreusement un laissez-passer double pour l’avant-première du film « La vie d’Adèle ». Lundi le 7 octobre à 19h, je me trouvais donc au pavillon J.- A. De sève au Cepsum de l’Université de Montréal. À mon arrivée, je constatais toutes ces robes chics, ces talons, ces habits… j’avais l’impression de me retrouver dans un gala! Bref, je suis rentrée dans la salle pour le visionnement.
   Un résumé pour se plonger dans l’histoire: "Âgée de quinze ans, Adèle est convaincue qu'une fille doit rencontrer des garçons et rêve du grand amour. Elle pense l'avoir trouvé en la personne de Thomas, un jeune homme mystérieux, mais sympathique. Elle rencontre le même jour Emma, une jeune femme aux cheveux bleus, et cette rencontre bouleverse totalement sa vie. Emma hante chaque nuit ses rêves et ses désirs les plus intimes. Adèle tente d'ignorer ses sentiments et essaye de se livrer à Thomas, mais elle réalise qu'elle a une attirance pour les filles. Adèle découvre le désir et s'affirme en tant que femme et en tant qu'adulte."
   Le long métrage m’a énormément plu! Je dirais que les 175 minutes n’ont presque pas parues. Ce qui est intéressant avec les longs films, c’est qu’on suit davantage les personnages et qu’on peut s’y attacher encore plus!
   Ce que j’ai préféré était le fait que le film se voulait le plus réaliste possible. Les gros plans d’Adèle mangeant du spaghetti la bouche un peu ouverte… ou encore pleurant avec de la morve lui coulant au nez n’étaient pas rares. Pourtant, ce n’était qu’approprié. J’appréciais de pouvoir distinguer les défauts des personnages (surtout ceux d’Adèle, bien sûr!). En effet, je déteste les films américanisés lorsqu’il est question d’histoire d’amour. 
   J’ai été étonnamment surprise de constater qu’il n’y avait pas tant de musique de fond tout au long du métrage… Toutefois, il s’agit d’une très bonne chose en soi! La musique n’aurait été que superflue. Les bruits de fonds des pas, du vent dans les arbres ou de la vaisselle étaient satisfaisants. Également, les silences dans les scènes plus intimes étaient on ne peut plus efficaces. Je pourrais même affirmer que les quelques chansons de la bande sonore s’avéraient à être de très bons choix!
   En ce qui est du jeu des acteurs, c’était remarquable. Les subtilités des personnalités que les actrices principales devaient jouer n’ont pas dû être tâche facile…
   Niveau plans de coupe, c’est difficile à dire, puisque je n’ai pas pris cela en considération lors de mon visionnement… Je pourrais dire que nous n’avons pas à nous attendre à des plans à la Xavier Dolan dans ce cas…
   Bref, à sa sortie, si vous étiez intéressés par le résumé de l’histoire, je vous conseille fortement d’aller le voir, vous ne perdrez pas votre temps!

Petit ajout : Évidemment, il s’agit d’un film contenant beaucoup de NUDITÉ… alors pour les moins de 16 ans… tuh tuh… allez écouter Twilight! ;)